17 mars 2009

La simulation de transfert

Alors la simulation de transfert s'est bien passée, malgré quelques petits pépins... Je suis arrivée un peu en avance grâce à mon lift (mon frère) et j'ai pu en profiter pour boire un peu puisque la simulation doit se faire avec la vessie pleine (j'avais quand même déja bu 2 cafés...). Je me présente donc au comptoir et on m'envoie au bureau des infirmières pour faire mon inscription. On me demande si j'ai la vessie pleine, je réponds que non, mais pas loin. On me demande alors de continuer à boire et à faire signe quand je serais pleine.

Je m'assois donc et je bois un verre d'eau. Je me sens déja pas mal pleine, j'attends encore quelques minutes pour la forme (je vais aux toilettes aux heures d'habitude alors pas trop de problèmes à me sentir pleine...). Je vais donc avertir l'infirmière que je suis prête. Quelques minutes plus tard le médecin m'apelle, c'est une femme, je suis contente. Je m'installe donc et elle m'explique ce qu'elle va faire (en anglais bien sûr, elle ne parlait pas français du tout). Donc, spéculum (je suis donc surprise), cathéter et échographie pour vérifier si le cathéter est bien inséré.

Bon, je suis installée, le spéculum aussi, mais le mautadit cathéter ne rentre pas (comme d'habitude quoi, lors de mes inséminations aussi il ne voulait pas rentrer...) alors elle ''gosse'' pour trouver moyen de lui faire franchir le col de l'utérus, mais rien à faire. Elle me demande si je me sens pleine, je dis que oui. Elle vérifie donc à l'aide de l'échographie, mais il semblerait que je ne le suis pas. Elle me dit donc de me rhabiller et de retourner dans la salle d'attente pour boire un peu, qu'elle va me rapeller. Franchement, je dois le dire, je ne suis pas trop contente de ça, c'est déja chiant de se déshabiller une fois et de se faire trifouiller l'intérieur, quand il faut recommencer une deuxième fois, c'est chiant !!!

Je retourne donc dans la salle d'attente et je me mets à boire de l'eau dans les verres de styromousse disponibles sur place. Un verre, deux verres, trois verres, quatre verres... putain, je commence à me sentir vraiment pleine moi là... Cinq verres... est-ce qu'elle va m'appeler bientôt ? Six verres... eh, youhou, je suis lààaààà... vous vous souvenez de moi ??? J'attends toujours, y'a quelqu'un ? Je me décide à me lever en espérant pouvoir me retenir et je vais au bureau des infirmières voir s'il y a quelqu'un, il n'y a absolument personne !!!... j'ai mal au ventre, à la vessie, je ne peux pas imaginer qu'un spéculum va entrer à nouveau et que je vais me faire peser sur le ventre pour une écho en étant pleine comme ça. Ça commence à devenir dangereux pour le médecin là... Je me bois un dernier petit verre au cas où... (je sais, je suis cinglée) et je vois une infirmière à l'horizon. Je me lève pour lui expliquer qu'il y a 1h15 on m'a dit qu'on me rapellerait et que personne ne m'a rapellé. Elle me répond que le médecin est occupé, mais que je peux aller m'installer.

J'y cours, j'y vole, croyant qu'elle appelerait le médecin ou un autre médecin. Mais non, elle revient dans le bureau et me dit qu'on va attendre le médecin. Quoi ? Attendre ? Je pense que vous n'avez pas tout à fait saisi l'urgence la situation... Elle me demande sur un ton peu aimable qu'est-ce que je pense qu'elle peut faire pour moi? Euh... appeler un médecin ? Elle est occupée. Oui, oui, je comprends, mais un autre médecin peut-être ? Parce que là, je ne peux vraiment plus attendre. Au pire, est-ce que je peux aller vider ma vessie un tout petit peu ? Question que ce soit au moins supportable ? Non. Bon, alors si un médecin n'arrive pas très bientôt on remettra l'examen à un autre jour car je ne peux plus me retenir (ça, c'est dans ma tête que je me le dis en me disant que si un médecin ne passe pas la porte dans la prochaine minute, je m'en vais).

Au final, ça aura pris 20-25 minutes entre mon entrée dans la salle d'examen et l'arrivée d'un médecin qu'elle s'est décidée à appeler avant que je me sauve...

Un homme cette fois (fait chier). Un autre qui parle juste anglais et qui n'a pas l'air de bonne humeur (qu'est-ce que je m'en fou de son humeur, je veux juste en finir...). Donc, spéculum à nouveau (et il n'y va pas de main morte, on croirait presque qu'il veut me défoncer le fond de l'utérus), ensuite il pose le truc pour l'échographie sur mon ventre avec une tonne de gelée et il se guide avec ça pour rentrer le cathéter. Et il pèse sur mon ventre !!!

Je fais toutes sortes de petits bruits, je souffle comme une femme qui accouche tellement j'essaie de me retenir... L'infirmière me regarde l'air de dire: Calme tes nerfs la grande. Finalement (alléluia !!!) le cathéter est entré là où il faut. On me dit que c'est fini, je ne me le fais pas dire deux fois, je ne fais ni une ni deux et je fonce à la salle de bain.

En-tout-cas, lorsque ce sera le vrai transfert, je me rapellerai de ne pas boire autant...

25 février 2009

24 février 2009

Nouveau rendez-vous à McGill aujourd’hui pour avoir les résultats de mes prises de sang et de mon échographie pour ma réserve ovarienne. J’avais bien hâte que ce soit passé car j’avais un peu (beaucoup) peur d’avoir des mauvaises nouvelles de mon échographie. Je trouvais que l’infirmière avait l’air de me cacher quelque chose lorsqu’elle écrivait les résultats, mais ça devait être parce que chez Ovo on me donnait les résultats tout de suite alors j’ai un peu paniqué avec ça…

On a attendu presque deux heures dans la salle d’attente. Zouk s’est endormi sur mon épaule et moi je mangeais mes bas tellement j’étais stressée… On n’est définitivement pas fait pareil de ce côté-là…

Finalement on a vu le Dr. Demirtas qui nous a d’abord demandé ce que le Dr. Zini avait dit à propos de l’opération. On lui a donc dit qu’il trouvait que ça ne valait pas la peine de la faire finalement. Ensuite elle m’a donné les résultats de ma réserve ovarienne; 16 follicules au jour 2 de mon cycle, c’est parfait selon elle. Étais-je assez soulagée vous pensez ? Ensuite elle m’a dit que mes prises de sang étaient parfaites elles aussi. Pfff…. Soulagement total. Ensuite elle a prescrit des vitamines à Zouk (vitamine C 500 mg, vitamine E 200 UI, zinc 10 mg, selenium 50 mcg et b-carotène 10 000 UI) et de l’acide folique 5 mg pour moi.
Ensuite elle nous a montré un tableau avec les résultats des FIV-ICSI de l’année 2006. En gros ça dit que sur 168 FIV-ICSI, une personne a abandonné avant la fin et donc que 167 femmes se sont fait prélever les ovules. Que 161 femmes ont eu un transfert d’embryons (donc 6 femmes qui se sont fait collecter des ovules mais qui n’ont pas eu d’embryons même avec l’injection intracytoplasmique de sperme. Le nombre moyen d’ovules prélevés est de 16 et le nombre moyen d’embryons transférés est de 2.7. Moyenne de fertilisation par patient 74.8 %. Taux de grossesse 61.5 %.

Elle nous a ré-expliqué vite vite le processus de la FIV et nous a ensuite envoyé voir son infirmière pour tous les détails. Par contre elle nous a demandé de lui envoyer un courriel à chaque veille d’échographie pour lui dire que j’en ai une le lendemain et pourquoi. Elle veut suivre notre cas même si ce n’est pas toujours elle qui sera là.

Bon, ensuite on a vu l’infirmière assez vite, on n’a pas attendu. Elle nous a bien expliqué les étapes suivantes (il y en a quatre) avant de commencer la FIV-ICSI en tant que telle.

Première étape : Simulation de transfert. Il faut appeler le jour 1 du cycle pour avoir un rendez-vous entre le jour 6 et le jour 14. Le nom l’indique, ils vont simuler un transfert d’embryons pour voir sur quels obstacles ils pourraient buter, par exemple avec mon col, etc. Ils seront donc préparés pour la FIV et tout devrait se dérouler rondement.
Deuxième étape : Prendre un rendez-vous pour la session d’information sur la FIV, une rencontre d’environ deux heures semble-t-il.
Troisième étape : Prendre un rendez-vous pour aller signer les formulaires de consentement avec le médecin.
Quatrième étape : Prendre un rendez-vous pour aller faire faire notre calendrier de traitement personnalisé, apprendre à faire les injections et payer la totalité de la FIV. Ce rendez-vous doit être fait de un à deux mois avant le début des traitements.

De plus, on m’a fortement suggéré de commencer dès maintenant des traitements d’acuponcture spécialisés en infertilité en me disant que ça améliorait les taux de réussite en dirigeant les énergies vers les organes reproducteurs et en diminuant significativement le stress qui est grandement nuisible à la fertilité.

Ce fut donc un rendez-vous très instructif, je suis sortie de là soulagée et avec l’impression d’enfin avancer à quelque chose. Zouk lui est bien zen…

5 février 2009

3 février 2009

Rendez-vous avec l’urologue. De retour chez Ovo pour Zouk. En résumé, le Dr. Zini a regardé les quatre nouveaux spermogrammes de Zouk ainsi que les inséminations. Il a vu que le plus faible des spermogrammes avait donné 500 000 spermatos et le plus élevé 5 millions. Vu la grosseur de la varicocèle, le mieux qu’ils pouvaient espérer avec l’opération était de doubler les résultats. Donc, environ un maximum de 10 millions. C’est nettement insuffisant. 20 millions est la norme minimale. Il en a donc conclu que c’était au choix de Zouk, mais que ça ne vaudrait pas vraiment la peine, que la conception naturelle ne nous serait pas plus accessible et que les inséminations seraient borderline. Alors… voilà, c’est officiel, à moins d’un miracle, cet été nous tenterons notre première FIV-ISCI, question de se mettre un peu plus à l’aise financièrement.
Il me reste une prise de sang à prendre au jour 21 de mon cycle, ensuite nous devons reprendre rendez-vous avec le Dr. Demirtas pour avoir tous mes résultats d’échographie et d’analyses sanguines, et si tout est beau, elle va probablement nous préparer le protocole et le calendrier de la FIV. D’ici la fin février tout devrait être fait (à moins qu’il n’y ait aussi des complications de mon côté bien sûr…). Disons que j’ai bien hâte d’avoir tout fini les examens et qu’on puisse regarder en avant…

8 janvier 2009

Ce matin nous avions rendez-vous à Mc Gill avec le Dr. Ezgi Demirtas à 10h45. Il fallait arriver environ une heure à l’avance pour trouver une place dans leur immense stationnement (à 15 $ !!!!!!!!!) et se faire faire chacun une carte bleu de l’hôpital Royal-Victoria.
Au moins ça commence bien, on trouve une place pas trop loin de la porte et la personne à l’accueil est sympathique. Quand tout est fait, on monte deux étages plus haut et on s’installe dans des fauteuils pour attendre notre tour. Je me sens plus à l’aise ici que chez Ovo. C’est étrange… Chez Ovo tout est neuf, moderne, contemporain, le décor, l’ameublement, etc… Le personnel est jeune et bien mis et on se sent un peu comme dans une usine tellement il y a un roulement… À Mc Gill, la salle d’attente est composée de chaises, mais aussi de fauteuils pour deux, d’une machine à café, une machine à eau, une télé, tout est vieux, mais les gens sont plus souriants, l’endroit est plus petit, plus intime, plus chaleureux, je me sens moins comme un cobaye dans un laboratoire. Zouk ne voit pas vraiment de différences, il dit que si je suis mieux ici on reste ici et c’est tout. Toujours simple avec lui !!!
Nous sommes finalement appelés, c’est une gentille médecin turque (qui a quand même beaucoup de difficulté avec son français) d’une grande gentillesse qui vient nous chercher. Je suis tellement contente, je ne voulais d’un homme cette fois. Rendue à cette étape il me semble avoir besoin de la douceur d’une femme. Je crois que j’ai frappé le ‘’jack pot’’ parce que cette femme est l’incarnation même de la douceur, de la patience et de la gentillesse. Ça m’a tellement soulagée de voir qu’elle ne tentait pas de nous emmener dans une direction ou dans l’autre… Elle nous a donné toutes les informations mais nous a entièrement laissé décidé tout seuls de la suite des événements. On a passé une bonne demi-heure avec elle.
Elle a commencé par regarder notre dossier de chez Ovo. Ensuite, elle nous a posé des questions sur notre expérience là-bas, sur leurs conclusions, etc. Ensuite elle a pris le temps de nous expliquer en détails le fonctionnement de nos systèmes de reproduction, du début à la fin d’un cycle.
On a ensuite parlé de l’opération de Zouk et de la possibilité d’une fécondation in-vitro-ISCI.
Pour l’opération de Zouk, en regardant les résultats des derniers spermogrammes, elle a cru bon demander pour quelle raison exactement l’opération avait été prescrite. On lui a expliqué les varicocèles, ainsi que nos craintes face à cette opération (% de réussite, douleurs permanentes, etc.). On lui a aussi demandé ce qu’elle pensait, en tant que médecin, des chances que le spermogramme soit suffisamment amélioré suite à l’opération pour pouvoir envisager une fécondation naturelle ou une insémination . Elle a préféré s’abstenir de répondre à cette question en disant qu’elle n’était pas spécialiste dans les varicocèles, qu’elle préférait que l’on revoit le Dr. Zini pour s’assurer de la nécessité de se faire opérer. Mais tous les deux on a vu dans ses yeux qu’elle n’y croyait pas. Elle nous dit tout de même que si on décide de faire l’opération, il n’y a pas de problèmes à attendre six mois de plus si celle-ci ne fonctionne pas, car je suis jeune et jusqu’à 37 ans les chances de réussite en FIV sont bonnes. De plus, que l’opération fonctionne ou non, elle dit que Zouk a amplement suffisamment de spermatozoides en forme pour qu’une FIV fonctionne.
On a ensuite parlé de la fécondation in-vitro (qu’elle nous conseille ISCI aussi, mais à 100 %). Elle nous donne aussi 60 % de chances de réussite avec l’implantation de deux embryons. Elle prédit aussi 30 % de chances de jumeaux, tout comme le Dr. Bissonnette.
Elle me prescrit une hystérosalpingographie pour le cas ou Zouk se ferait opérer. Il faudrait que j’aille passer cet examen avant l’opération pour avoir la certitude que ce ne sont pas des trompes bouchées qui ont fait rater les inséminations, sinon Zouk se ferait peut-être opérer pour rien. Mais selon elle, à 99 % selon mes résultats, elle est pas mal certaine qu’elles ne sont pas bouchées.
Si Zouk ne se fait pas opérer, il ne sera pas nécessaire de faire cet examen, car pour une FIV, rien ne passe dans les trompes car tout est porté directement dans l’utérus, alors qu’elles soient bloquées ou non n’y changerait rien…
Je repars de là avec deux prescriptions pour des prises de sang à des jours précis et une échographie pelvienne pour voir ma réserve ovarienne. Zouk prend son rendez-vous avec l’urologue pour le 3 février, on va devoir attendre jusque là pour voir si on fait une FIV ou si on prend une chance avec l’opération…
On sort de là, je suis un peu ébranlée, même si, dans le fond, je savais déjà tout ça…

27 décembre 2008

Bon, c’est confirmé, la quatrième insémination est aussi un échec… Cette fois je ne ressens rien de particulier, c’est comme si on m’avait retiré mes émotions. Je pense que j’étais amplement préparée à cet échec pour l’encaisser aussi bien. Je mets tout ça de côté et je me prépare mentalement au rendez-vous à Mc Gill.

Étrangement, c’est une sorte de soulagement de savoir que, probablement pour quelques mois nous n’aurons pas ce stress qui pèsera sur nous de savoir si l’insémination a fonctionné ou non. Mon corps pourra aussi prendre une pause bien méritée après ces hormones. Surtout, je pourrais enfin conserver un peu d’intimité !!!

L’hôpital a finalement appelé Zouk pour l’opération, elle est programmée pour le 19 février 2009. Enfin, on attendait cet appel depuis le mois d’août 2008 !!! C’est sûr qu’on est un peu moins enthousiastes qu’au début vu les commentaires du Dr. Bissonnette, mais on va attendre de voir ce que le médecin de chez Mc Gill va nous dire…

20 décembre 2008

Bilan avec le Dr. Bissonnette

Bon, c'est fait, on est allés à ce rendez-vous qui me faisait si peur... Le bilan de nos trois échecs en IAC (possiblement quatre, on saura le 25 décembre).

Zouk trouve que c'est une perte de temps, il se demande bien ce qu'il va pouvoir nous dire puique de toutes façons il ne s'est pas encore fait opérer pour les varicocèles. J'insiste, moi je crois qu'il va pouvoir nous parler de nos chances de réussite puisqu'il a maintenant les résultats de quatre lavage de sperme entre les mains...

Bien sûr, c'est exactement ce qui se passe. Il ouvre notre dossier à son ordinateur, lit le tout, se renverse sur sa chaise à roulettes et se croise les bras derrière la tête. Tout dans son attitude dit que ce ne sera pas simple...

Et effectivement... pour commencer il nous parle bien sûr des faibles, très faibles résultats que Zouk a obtenu après lavage du sperme. Ensuite il nous parle des statistiques qui disent qu'après trois IAC non réussies, les chances que ça réussisse diminuent drastiquement, que si ça avait à avoir pris, ce serait déja fait...

Il nous annonce que dans notre cas, il y a deux voies que nous pouvons suivre. La courte ou la longue. Il est évident que pour lui la courte est la meilleure et il ne se gênera pas pour tenter de nous la vendre...

La voie longue est de continuer à attendre qu'on nous apelle pour l'opération de Zouk, d'attendre ensuite trois mois pour voir si le spermogramme est amélioré, de faire à nouveau trois essais d'IAC, si ça ne fonctionne pas, de me faire passer un hystérosalpingographie et un examen de l'utérus dont j'oublie le nom. Pour lui cette option est complètement ridicule. Il croit que les varicocèles de Zouk ne sont pas suffisamment importantes pour que cela change suffisamment le spermogramme pour pouvoir espérer une fécondation... De plus, il refuse de me faire passer les tests tout de suite car il ne veut pas que je subisse ''ça'' pour rien. C'est son opinion car moi je serais bien prête à faire tout ce qu'il faut !!! En plus, il dit à Zouk que l'opération fait mal, que c'est l'équivalent de se faire donner un coup de marteau sur les testicules. Il lui demande si c'est vraiment ce qu'il veut. Mon Zouk adoré lui répond qu'il est tout à fait prêt à le faire si ça peut nous aider et qu'il préfère essayer que de ne rien faire. Eh que je l'aime mon Zouk !!!

Voilà pour la voie longue... ce qu'on ne comprends pas, c'est qu'il passait son temps à nous répéter que l'opération de Zouk ne nous aiderait pas. Par contre, c'est son collègue, qui a quand même un post-doctorat en urologie, qui nous a suggéré l'opération. On ne comprends pas trop le raisonnement. On est au courant qu'il y a deux écoles de pensée au niveau des varicocèles, mais là, deux médecins qui traitent les mêmes patients, dans la même clinique, et qui se contredisent... on ne sait pas trop quoi penser...

Et bien sûr le plus court chemin est celui que j'ai toujours cru qu'on allait finir par emprunter, la FIV-ISCI. J'explique rapidement en quoi ça consiste pour ceux qui sont moins au fait.

FIV-ISCI : En gros, mes ovaires sont stimulés à l'aide d'injections d'hormones (même principe que les IAC, mais plus grosse production d'ovules, il peut y en avoir une vingtaine). Donc, injection d'hormones une dizaine de jours avec un suivi échographique serré. Lorsque les follicules sont matures et prêts à libérer leurs ovules, piqûre d'Ovidrel comme pour l'IAC et 36 heures plus tard, ponction des ovules. Le Dr. Bissonnette nous a expliqué que pour ce faire, ils me donnaient un calmant et un autre truc qui me ferait soit danser sur les tables (eh! que ça me tente), soit perdre la carte. En salle d'opération, avec mon Zouk qui me tiendrait la main, ils iraient chercher mes ovules à l'aide d'une fine aiguille et on pourrait voir sur un écran la ponction comme telle et sur l'autre écran, ce qui se passe dans le laboratoire avec mes ovules. Ensuite ou avant, je ne me souviens plus, Zouk irait faire son échantillon. Dans le laboratoire, ils choisiraient des spermatozoides et en injecterait un dans chaque ovule à l'aide d'une fine aiguille encore une fois. Ils laisseraient mijoter le tout dans une boîte de pétri pendant un jour ou deux, je ne me souviens plus et nous apelleraient ensuite pour nous dire combien se sont transformés en embryons et combien sont morts. Si je me souviens bien, deux jours plus tard ils me transféreraient deux de ces embryons dans l'utérus et congeleraient ceux qui restent s'il en reste. Deux semaines plus tard, prise de sang pour voir s'il y en a au moins un qui s'est accroché.

Alors voilà donc ce qui nous est proposé... Selon le Dr. Bissonnette, à mon âge et avec notre histoire, deux embryons seraient transférés. Il semblerait que ce soit 30 % de chances de grossesse pour chaque embryon, donc nos chances de grossesse seraient de 60 % et les chances de grossesse multiples seraient de 30 % (ce qui est quand même beaucoup !)

Il nous a tout expliqué ça les deux bras croisés derrière la tête, bien enfoncé dans son fauteuil, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Et surtout comme si on était le centième couple de la journée à qui il répétait la même chose... Ça semblait l'ennuyer incroyablement. Je pense qu'il n'a pas du tout conscience à quel point il pourrait démolir un couple qui n'a pas les moyens d'envisager la FIV-ISCI... Heureusement, nous avons ces moyens (ben... nous avons les moyens d'emprunter je veux dire).

Zouk a posé toutes les questions qu'il se posait depuis le début de notre processus en infertilité, autant des questions le concernant, que d'autres concernant les effets sur ma santé, etc. Le Dr. Bissonnette avait l'air un peu tanné par bout, il semblait se demander si Zouk allait arrêter un moment donné, mais coudonc, il est là pour répondre à nos questions non ?

Après nous avoir présenté les deux options, il ne cessait de nous répéter: ''Le choix est évident hein ? 60 % de chances d'un côté et dans quelques mois tout pourrait être fini ou alors attendre, et ne pas savoir le résultat final et peut-être finir par la solution que je vous propose tout de suite. Le choix est facile hein ?''

Ben oui, le choix est facile pour lui, mais à moins qu'il ne veuille nous payer tout ça, le choix est quand même pas si facile que ça. 10 000 $ c'est un essai et il y a quand même 40 % de chances que ça ne fonctionne pas. Plusieurs autres projets devront attendre quelques années. C'est correct, on va faire tout ce qu'on peut pour avoir un enfant, mais ça demeure quand même une réalité que plusieurs autres projets devront être repoussés... Mais pour lui ça semblait tellement facile de prendre la décision. Je ne pouvais m'empêcher de penser à tous les couples qui n'ont pas d'argent, qui se font parler de même et qui voient tous leurs espoirs d'enfants s'envoler...

Bref, on lui a dit qu'on prendrait le temps d'y penser un peu, que c'est un gros inverstissement de temps, d'émotions, d'argent , et de ma santé physique. La réalité c'est que même si on a confiance en son diagnostic, je ne me sens pas bien avec lui. Pour ce processus j'ai besoin d'un peu plus d'humanisation, surtout que c'est moi qui en vivrait la majorité. J'ai donc demandé à Zouk s'il était d'accord pour transférer notre dossier à McGill. J'ai toujours entendu de très bons commentaires sur eux, leurs résultats et leur côté humain. Il est d'accord. On a donc été chercher notre dossier chez Ovo et le rendez-vous est pris à McGill pour le 8 janvier !!!

Alors voilà, d'ici là nous aurons le résultat de notre quatrième IAC (25 décembre), mais disons que je ne crois pas trop aux miracles, surtout que j'ai exactement les mêmes symptômes que tous les autres mois avant mes menstruations... Alors je me concentre sur le rendez-vous du 8 janvier 2009.

11 décembre 2008

Je me sens frustrée !!!

Ça ne fait pas longtemps que je viens de venir écrire mon insémination, mais je reviens parce que j'ai une poussée de frustration... Je suis frustrée, on dirait que les gens ne réalisent pas que ça fait un an et demi qu'on essaie d'avoir un enfant, qu'on fait tout ce qu'on peut pour que ce soit notre tour et que rien n'arrive. Tout le monde prend ça à la légère et ne comprends pas. Les remarques comme : ''Inquiète-toi pas, ça va finir par arriver'' ou '' Ça va arriver quand tu n'y penseras plus'', je suis pu capable !!! J'en ai ras-le-bol de la pensée magique !!!

J'ai beau expliquer à tout le monde que Zouk a eu un diagnostic médical, que ce n'est pas le produit de notre imagination, que son spermogramme est très mauvais, très en-deçà des normes, personne ne semble nous prendre au sérieux...

Les gens nous écoutent expliquer mais oublie les explications aussitôt et le sujet ne semble pas les intéresser suffisamment pour qu'ils s'informent de leur côté alors la moitié du temps ils ne savent même pas de quoi ils parlent... c'est frustrant pour nous qui lit tout ce qui s'écrit sur le sujet. Que ce soit les nouvelles techniques, les causes de l'infertilité, les processus, les différentes cliniques, les IAC, les FIV, les FIV-ISCI, les MIV, les TEC, etc... Qui pourrait me dire ce qu'est tout ça dans mon entourage ? Personne, et pourtant on l'a expliqué plusieurs fois...


On dirait que tout le monde croit qu'un miracle va arriver. Nous n'y croyons pas. Après tout ce que nous avons lu, nous croyons que seule la science peut nous aider à réaliser notre rêve...

J'aimerais que les gens qui tentent de nous encourager ait au moins la gentillesse de s'informer de la réalité avant de dire des choses qui peuvent nous blesser...

Savez-vous que la petite phrase : '' Tu y penses trop, ça va arriver quand tu vas arrêter d'y penser'' est particulièrement insultante ? C'est comme si les gens disaient que notre infertilité était de notre faute parce qu'on y pense trop. Je le répète: un problème a été diagnostiqué au niveau des spermatozoides de Zouk. La voilà la cause !!!

Bon, je suis désolée pour ce débordement, mais ce blog sert aussi à évacuer ce genre d'émotions. J'imagine que nous ne sommes pas les seuls à ressentir ça non plus... En-tout-cas... demain sera une meilleure journée !!!