17 juillet 2009

Mes 30 ans, 28 juin !!!

Aujourd'hui c'est la journée de mes trente ans... Trente... ouf, ça fesse quand même... Aujourd'hui ça fait deux ans qu'on est en essai bébé... et on est encore au point zéro... Trente ans c'était une date limite que je m'étais mise en tête pour concevoir un enfant. Et voilà que je viens de la dépasser... Je ne serais pas maman à 30 ans fort probablement...

27 juin 2009

La grossesse d'une amie...

Aujourd'hui a été une journée (en fait une soirée) difficile au niveau de mon moral et de mes valeurs... Je vous explique...

Hier je reçois l'appel d'une amie qui me demande de venir garder une de ses filles dans la soirée du lendemain. Je n'ai rien de prévu donc j'accepte. Elle me dit que c'est son chum qui va m'acceuillir et que ce sera elle qui reviendra en premier le soir car ils vont à deux endroits différents.

Le lendemain, je ne me souviens plus vers quelle heure, je me pointe chez elle. Son chum m'ouvre et on s'installe au salon car la fille de mon amie n'est pas encore endormie alors il veut la bercer jusqu'à ce qu'elle dorme. On écoute donc la télé en silence un moment jusqu'à ce qu'il brise le silence en me demandant/affirmant: ''Chantal t'a dit qu'elle était enceinte !?!''

Léger moment de stupéfaction pour moi, ''Euh... non !!!''

Et là il m'explique qu'elle est effectivement enceinte de leur troisième enfant. Je savais qu'ils essayaient, mais il m'avait semblé qu'ils essayaient en n'étant pas très sûrs que c'était bien ce qu'ils voulaient alors j'étais vraiment surprise que ce soit déja fait. Je crois que ça a transparu dans mon : '' Déja ? Ça pris combien de temps, deux mois ?''

Eh bien non, ça a fonctionné du premier coup !!!

Très très sincèrement, j'avais vraiment le coeur divisé à ce moment là. J'étais réellement heureuse pour mon amie qui connaitrait la chance d'être mère à nouveau (et qui le mérite tellement à mon avis, elle est tellement une bonne maman...). Par contre il faut avouer que ça me remettait notre infertilité en pleine face. Notre désir de famille non-comblé. La longue attente qui continuait pour nous...

Finalement le chum de mon amie est allé coucher sa petite et à ce moment, Zouk a passé devant la maison avec notre pitou. Il s'est arrêté pour me parler à travers la petite fenêtre du salon. Je lui ai murmuré : '' Tu sais pas quoi ? XXXXXXX est enceinte.''. Son visage s'est décomposé.

On n'a pas pu parler plus longtemps parce que notre pitou tirait pour aller se promener.

Finalement le chum de mon amie est parti et je suis restée seule avec la petite qui faisait dodo. J'ai fermé les lumières et la télé. Et les stores ouverts sur la nuit j'ai pleuré dans ce salon qui n'était pas le mien. Pleuré sur le destin, sur les obstacles mis sur notre route, pleuré de penser à mon désespoir plutôt que de penser au bonheur de mon amie. Pleuré sur mon incertitude, sur la tristesse de Zouk...

Parlant de Zouk... il est repassé avec pitou qui était maintenant plus calme et on s'est reparlés par la petite fenêtre du salon. Je lui ai expliqué que je ne pleurais pas par jalousie ou envie, qu'au contraire j'étais contente pour mon amie, que je pleurais seulement pour nous... il a compris, mais il aurait tant voulu me consoler... Lui-même était un peu bouleversé je crois (je crois car il faut deviner ses sentiments car ils ne sont pas exprimés facilement...).

Lors du retour de mon amie je n'ai pas attendue pour lui demander si elle me cachait quelque chose. Elle ne comprenait pas du tout de quoi je parlais. Quand je lui ai dit que je savais qu'elle était enceinte car son chum me l'avait dit sans savoir qu'elle ne m'en avait pas encore parlé, elle a semblé mal à l'aise. Je peux comprendre ce sentiment pour l'avoir déja vécu dans d'autres situations ou tu as l'impression de tout avoir et que la personne en face de toi n'a rien. Ce n'est pas très agréable.

Elle s'est rapidement informée de l'avancement de la gratuité des traitements de fertilité. Comme si elle voulait faire passer mon cas avant sa nouvelle grossesse... J'espère qu'elle a compris que la situation m'a bouleversé la journée même, mais pas du tout dans le sens de la jalousie ou de l'envie. Simplement du fait du choc que ça a donné de se sentir encore plus infertile pour un moment. Mais deux jours plus tard c'était du passé et maintenant j'ai hâte de la voir grossir et de profiter de son bébé pour câliner un peu...

Projet de loi numéro 26

Eh bien, le destin a parfois pour nous de belles surprises !!!

Comme je désespérais de ne pas pouvoir faire notre FIV tout de suite, j'ai appris que le projet de loi 26 dont on entend parler depuis les dernières élections serait plus proche d'être adopté qu'on ne le croyait... En effet, suite aux pressions de l'ACIQ (L'Association des couples infertiles du Québec) et de leur porte-parole, Julie Snyder, notre gouvernement a enfin décidé de faire un pas en avant en adoptant ce projet de loi qui dit que les traitements de fertilité seront encadrés et payés.

Notez bien qu'on n'en est pas rendus au stade ou ils nous donnent une date à partir de laquelle ce sera gratuit. Les grandes lignes ne sont pas non plus décidées.

Qui pourra être candidat ? Y aura-t-il des âges minimals et maximals ? Quelles problématiques seront traitées ? Est-ce que tout sera remboursé ? Hormones, médicaments, insémination avec sperme du conjoint, insémination avec sperme d'un donneur, don d'ovules, FIV, FIV-ISCI, MIV, TEC, congélation, conservation, anesthésie ?

Bref, bien des questions encore. Il y a de la place pour de longs jours de débats. Tout le monde veut donner son opinion là-dedans; infertiles, médecins, gouvernement. Définir un projet de loi qui plaira a tout ce beau monde ne sera pas des plus simples...

Il reste deux autres projets de loi à venir pour compléter celui-ci. Un qui déterminera justement les grandes lignes et l'autre pour l'assurance-maladie.

Ce n'est pas le Pérou, mais c'est tout de même mieux que rien. Cependant, ils essaient de nous faire croire que tout pourrait être réglé à l'automne. Laissez-moi être très sceptique... Surtout que l'assemblée nationale est en vacances jusqu'au 24 septembre... Le temps que tout ce beau monde discute, se chicane et finisse par se mettre d'accord, je suis pas mal certaine qu'on sera rendus en 2010.

N'empêche qu'au moins on avance. Ah oui, Zouk et moi avons fait signer la pétition disponible sur le site de l'ACIQ. Elle est encore disponible au http://www.couples-infertiles-quebec.org/petition.html

La pétition est encore tout à fait d'actualité parce qu'il n'y a que la phase 1 du projet de loi qui est déposé et qu'il reste encore beaucoup de questions sur ce qui nous attend, rien n'est joué...

Bon... changement de projet...

Bon... nous avons pris le temps de réviser complètement nos finances et à notre grand désespoir, nous n'aurons vraiment pas les moyens de débourser 10 000 $ cet été.

Je suis tellement, mais tellement déçue... j'y croyais vraiment... Mais si on débourse ce montant, on s'endette pour plusieurs années avec les dettes qu'on a déja... Et mon auto n'est plus toute neuve... c'est certain qu'elle ne ''toffera'' pas 5 cinq encore à moins d'être très chanceux...

Et si on débourse l'argent et que je tombe enceinte, je tomberai en plus à 70 % de mon salaire... et si je retourne travailler uniquement trois jours par semaine pour rester avec notre bébé, je ferai moins d'argent et il faudra tout de même rembourser le 10 000 $... Etc, etc, etc, bref, on a discuté et on ne voit pas comment ce serait possible cet été...

Mon coeur pleure... mes trente ans arrivent, nos deux ans d'essai aussi (24 mois, ça n'a pas de sens, on dirait que je ne le réalise pas...)

Ça s'en vient...

Et voilà... maintenant que la simulation de transfert est faite, il ne nous reste plus que la signature des consentements et la planification du calendrier. Nous prévoyons faire les deux en même temps, comme ça on n'ira au centre-ville qu'une seule fois et payerons le @&%?* de parking une seule fois aussi.

On aimerait vraiment faire notre FIV cet été, mais on va attendre encore un peu parce qu'il nous reste encore un peu de dettes et on aimerait bien être libre de toutes dettes lorsqu'on entreprendra le processus... Alors on attends, et on travaille là-dessus...

Ouh la la... ça fait bien trop longtemps...

Je viens de voir que je n'ai rien posté depuis le mois d'avril. J'ai été négligente avec vous, j'en suis désolée... ce n'est pas qu'il se soit passé grand-chose en avril et mai, mais tout de même... Mais je vais me reprendre, promis !!!

17 mars 2009

La simulation de transfert

Alors la simulation de transfert s'est bien passée, malgré quelques petits pépins... Je suis arrivée un peu en avance grâce à mon lift (mon frère) et j'ai pu en profiter pour boire un peu puisque la simulation doit se faire avec la vessie pleine (j'avais quand même déja bu 2 cafés...). Je me présente donc au comptoir et on m'envoie au bureau des infirmières pour faire mon inscription. On me demande si j'ai la vessie pleine, je réponds que non, mais pas loin. On me demande alors de continuer à boire et à faire signe quand je serais pleine.

Je m'assois donc et je bois un verre d'eau. Je me sens déja pas mal pleine, j'attends encore quelques minutes pour la forme (je vais aux toilettes aux heures d'habitude alors pas trop de problèmes à me sentir pleine...). Je vais donc avertir l'infirmière que je suis prête. Quelques minutes plus tard le médecin m'apelle, c'est une femme, je suis contente. Je m'installe donc et elle m'explique ce qu'elle va faire (en anglais bien sûr, elle ne parlait pas français du tout). Donc, spéculum (je suis donc surprise), cathéter et échographie pour vérifier si le cathéter est bien inséré.

Bon, je suis installée, le spéculum aussi, mais le mautadit cathéter ne rentre pas (comme d'habitude quoi, lors de mes inséminations aussi il ne voulait pas rentrer...) alors elle ''gosse'' pour trouver moyen de lui faire franchir le col de l'utérus, mais rien à faire. Elle me demande si je me sens pleine, je dis que oui. Elle vérifie donc à l'aide de l'échographie, mais il semblerait que je ne le suis pas. Elle me dit donc de me rhabiller et de retourner dans la salle d'attente pour boire un peu, qu'elle va me rapeller. Franchement, je dois le dire, je ne suis pas trop contente de ça, c'est déja chiant de se déshabiller une fois et de se faire trifouiller l'intérieur, quand il faut recommencer une deuxième fois, c'est chiant !!!

Je retourne donc dans la salle d'attente et je me mets à boire de l'eau dans les verres de styromousse disponibles sur place. Un verre, deux verres, trois verres, quatre verres... putain, je commence à me sentir vraiment pleine moi là... Cinq verres... est-ce qu'elle va m'appeler bientôt ? Six verres... eh, youhou, je suis lààaààà... vous vous souvenez de moi ??? J'attends toujours, y'a quelqu'un ? Je me décide à me lever en espérant pouvoir me retenir et je vais au bureau des infirmières voir s'il y a quelqu'un, il n'y a absolument personne !!!... j'ai mal au ventre, à la vessie, je ne peux pas imaginer qu'un spéculum va entrer à nouveau et que je vais me faire peser sur le ventre pour une écho en étant pleine comme ça. Ça commence à devenir dangereux pour le médecin là... Je me bois un dernier petit verre au cas où... (je sais, je suis cinglée) et je vois une infirmière à l'horizon. Je me lève pour lui expliquer qu'il y a 1h15 on m'a dit qu'on me rapellerait et que personne ne m'a rapellé. Elle me répond que le médecin est occupé, mais que je peux aller m'installer.

J'y cours, j'y vole, croyant qu'elle appelerait le médecin ou un autre médecin. Mais non, elle revient dans le bureau et me dit qu'on va attendre le médecin. Quoi ? Attendre ? Je pense que vous n'avez pas tout à fait saisi l'urgence la situation... Elle me demande sur un ton peu aimable qu'est-ce que je pense qu'elle peut faire pour moi? Euh... appeler un médecin ? Elle est occupée. Oui, oui, je comprends, mais un autre médecin peut-être ? Parce que là, je ne peux vraiment plus attendre. Au pire, est-ce que je peux aller vider ma vessie un tout petit peu ? Question que ce soit au moins supportable ? Non. Bon, alors si un médecin n'arrive pas très bientôt on remettra l'examen à un autre jour car je ne peux plus me retenir (ça, c'est dans ma tête que je me le dis en me disant que si un médecin ne passe pas la porte dans la prochaine minute, je m'en vais).

Au final, ça aura pris 20-25 minutes entre mon entrée dans la salle d'examen et l'arrivée d'un médecin qu'elle s'est décidée à appeler avant que je me sauve...

Un homme cette fois (fait chier). Un autre qui parle juste anglais et qui n'a pas l'air de bonne humeur (qu'est-ce que je m'en fou de son humeur, je veux juste en finir...). Donc, spéculum à nouveau (et il n'y va pas de main morte, on croirait presque qu'il veut me défoncer le fond de l'utérus), ensuite il pose le truc pour l'échographie sur mon ventre avec une tonne de gelée et il se guide avec ça pour rentrer le cathéter. Et il pèse sur mon ventre !!!

Je fais toutes sortes de petits bruits, je souffle comme une femme qui accouche tellement j'essaie de me retenir... L'infirmière me regarde l'air de dire: Calme tes nerfs la grande. Finalement (alléluia !!!) le cathéter est entré là où il faut. On me dit que c'est fini, je ne me le fais pas dire deux fois, je ne fais ni une ni deux et je fonce à la salle de bain.

En-tout-cas, lorsque ce sera le vrai transfert, je me rapellerai de ne pas boire autant...